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1 janv. 2016

Heureuse année 2016

Heureuse année 2016

Une page qui se tourne

Départ en retraite de la doyenne

Ce début d'année marque le départ en retraite de la doyenne de la société. Filomène nous raconte ses premières classes dans la couture et son expérience dans notre maison.

equipe bernard-solfin

 

A quoi ressemblait Bernard-Solfin il y a 42 ans ?

"Je suis arrivée en 1977 à l'âge de 21 ans au sein de la maison familiale des sous-vêtements BERNARD, située dans le bourg de La Verrie en Vendée."

Un petit atelier familial

"La maison familiale, appartenant à la grand-mère, était composée d'un petit atelier piqûre avec 4 machines ainsi que d'un petit atelier de tricotage. Nous étions 6 salariés dont ma soeur à l'atelier de tricotage, un tricoteur, une personne chargée du repassage, une autre de la comptabilité et deux personnes à la piqûre dont moi.

Au 2ème étage se trouvait la pièce de stockage de la laine et des tricots. Enfin, le 3ème étage était dédié aux expéditions."

"Je me souviens qu'il fallait descendre les colis par la fenêtre à l'aide d'une poulis (...)"

De la vente en porte à porte à la vente par correspondance

"La soeur et les deux frères SOURISSEAU à l'époque réalisaient de la vente de sous-vêtements en laine en porte à porte dans la région.

En 1980, la société s'agrandit et déménage dans des locaux plus grands à La Verrie (où se trouve depuis la société BERNARD-SOLFIN). La même année, le premier catalogue de vente voit le jour et les dirigeants recrutent les premières conseillères téléphoniques pour constituer le service clientèle qui était géré jusque là par les trois frères et soeurs."

Raconte-nous en plus sur ton parcours

 

Filomene

Une formation maison

"Dès l'âge de 9 ans, j'ai appris à coudre à la main avec ma maman. Dès 15 ans, je savais pîquer à la machine. Sans formation à l'école mais avec ma formation "maison", j'ai débuté dans la couture à mes 16 ans dans la confection de salons (canapés, fauteuils). La société dans laquelle j'ai fait mes premières classes rencontrait des difficultés et nous a muté vers sa seconde activité : la confection de matelas."

 

Comment es-tu arrivée chez Bernard-Solfin ?

"Un jour, la gérante des sous-vêtements BERNARD, cousine de ma dirigeante est venu rendre visite à mes parents pour proposer à ma cadette un poste en couture. J'ai demandé s'il y avait une place pour moi car je me plaisais moins à la confection de matelas. Cette dernière m'a répondu qu'il y avait des postes de libre mais ne souhaitait pas faire de tort à sa cousine en embauchant une de ses employées.

Les deux cousines ont trouvé un terrain d'entente et c'est comme cela que j'ai rejoins ma soeur à l'atelier de tricotage BERNARD."

En quoi consistait ton métier ?

"J'ai débuté par de la coupe de tricots aux ciseaux manuels en me basant sur des patrons. Puis avec l'arrivée de la presse coupe, j'ai réalisé de la coupe de tricots et j'ai à mon actif 1 million de panneaux découpés. Polyvalente, j'ai occupé divers postes chez Bernard-Solfin de la couture en passant par le repassage, la préparation des catalogues et même l'expédition de colis. Je me suis particulièrement spécialisée dans la couture au sein de l'atelier de tricotage.

J'ai appris à maîtriser toutes les finitions mains : du tricotage du panneau jusqu'au montage du produit fini.

Cela passe par : le tricotage à la piqûre, le montage des dentelles, des élastiques, des biais, des cols et manches ainsi que l'opération de repassage et enfin la vérification des finitions. Polyvalente, je passais d'une machine à l'autre tout naturellement. De plus, je gérai les retours d'articles à défaut ou les demandes de réparation des clients.

De fil en aiguille, je suis passée de couturière à responsable de l'atelier où j'avais sous ma responsabilité en saison d'hiver jusqu'à 10 personnes."

Quel(s) souvenir(s) souhaites-tu nous faire partager?

"J'ai plein de bons souvenirs (petite larme...) car je travaillais avec une équipe formidable et j'ai aussi de bonnes anecdotes. J'ai monté plus d'un tricot à l'envers avant d'être une experte en la matière ! Professionnellement, je ne me suis jamais ennuyée et j'ai eu la chance d'évoluer tout au long de ma carrière.

Sur le plan personnel, ce qui va le plus me manquer, c'est le contact avec les gens.

Le petit bonjour du matin de mes collègues et du dirigeant et bien sûr le retour des clients ! Je recevais régulièrement des petites cartes de clients à qui j'avais raccomodé un pull, réparé un accro.
Merci à tous les clients de valoriser nos métiers artisanaux et merci encore à ceux qui m'ont envoyé de douces attentions pour mon départ à la retraite ! "

equipe bernard-solfin